Vivre
au printemps de mes nuits à l'aube de mon destin
je veux brûler ma tête aux ondes de carton
et mourir bienheureuse éveillée au matin
de ces splendeurs d'automne qui fondent au salon
je veux vivre pour aimer
les mots de mon ennui
les tresses de labeur
les coups de cafardon
je veux aimer pour vivre
quand sonnera mon heure
d'être enfin capitaine
des vaisseaux de coton
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